Il est 2h00 du matin quand le réveil sonne. Une heure inhabituelle pour moi mais un réveil qui se fait assez facilement, il faut dire que l’expérience qui nous attends avec Ingrid n’est pas commune… Nous allons damer les pistes de ski !

Un rapide petit déjeuner, une dernière vérification du matériel photo et vidéo et nous voilà en voiture pour nous rendre au garage du service des pistes de Val Thorens.

Nous rejoignons alors l’équipe de nuit autour d’un café. Munis des indications fournies par leur responsable, les chauffeurs échangent sur le travail prévu cette nuit. Nous descendons ensuite au hangar pour une vérification de la machine avant de partir.

Il est 3 heures du matin quand nous prenons place dans la machine aux côtés d’Olivier.

A la sortie du hangar, chaque dameuse prend alors une direction différente. Pour nous, c’est la direction du secteur de Thorens.

Les puissants phares de la dameuse éclairent la piste devant nous pendant qu’Olivier nous explique son métier.

On apprend notamment que certaines pistes, plus exposées au soleil et plus abimées par le passage des skieurs, doivent être damées en priorité. C’est pourquoi elles sont entretenues le soir, dès la fermeture du domaine vers 17h30. La neige aura ainsi plus de temps pour refroidir et durcir.

Olivier nous explique également qu’à chaque passage de machine, il existe plusieurs étapes :
- Il faut d’abord casser les bosses et remonter la neige dans la pente avec la lame située à l’avant de la machine.
- Les chenilles, sous le poids de la machine, ainsi que la fraise située à l’arrière vont mouliner la neige en petits morceaux.
- Enfin, le finisseur (les lames en plastique jaune) va lisser la neige et donner la texture rainurée sur les pistes.

A la manière d’un yoyo au bout de son fil, la machine monte et descend la piste à de nombreuses reprises. La piste terminée, nous passons à la suivante.
Il est parfois impressionnant de plonger droit dans la pente et il faut faire attention à bien rester au fond de son siège pour ne pas atterrir sur le pare-brise !

D’ailleurs, les pentes les plus fortes sont généralement damées avec des machines équipées de treuils. Le treuil permet de retenir la machine à la descente pour un damage plus régulier et de meilleure qualité. Mais surtout, il permet de remonter la neige lors de la phase de “bullage”, ce qui serait impossible avec une machine classique. Le “bullage” consiste à récupérer la grande quantité de neige descendue chaque jour par les skieurs au bas de la pente. Il faut alors la rapporter sur le haut de la piste avant l’apparition des cailloux.

A regarder Olivier faire, cela parait simple ! Mais ce métier demande de l’expérience car les paramètres sont nombreux. La température, la période, les conditions météo ou encore la quantité et la qualité de neige sont autant de paramètres dont il faut connaitre les effets.

Il est déjà 6h15 du matin et le jour se lève sur le domaine skiable de Val Thorens. Nous n’avons pas vu le temps passer et le spectacle qui s’offre à nous est grandiose. Le ciel se pare de nuances de bleus, de roses et de jaunes…

A 8h, la radio se met à émettre la voix du chef de damage qui s’adresse au responsable d’équipe. Il s’assure que le service s’est bien déroulé et prendra les mesures nécessaires pour l’ouverture du domaine avec les pisteurs. Me voilà alors ramené à la réalité alors que, la fatigue aidant, je rêvais face aux montagnes.

Il est alors temps de finaliser le damage sur notre dernière piste et de reprendre la direction du garage des pistes pour nettoyer et ranger la machine. Il faut ainsi enlever les blocs de neige et de glace accumulés pendant la nuit, refaire le plein de carburant...

Nous quittons alors Olivier et le reste de l’équipe, nous avons à notre tour du travail à faire pour réussir à vous retranscrire ce moment unique.

Le balai des dameuses reprendra dès la fin de journée avec l’équipe du soir qui sera à l’oeuvre de la fermeture des pistes jusqu’à 1h du matin.

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